Du Diable à l’Homme
De l’alcool contre du lithium
pour lisser mes états d’âme
et faire que les anges se pâment
de mon nouveau comportement premium.
Au lieu de déverser mes sentiments, les contenir.
Au lieu de laisser vivre mon côté dément, le ligoter.
Mais pourrais-je donc tenir ?
À m’oublier, ne vais-je pas exploser ?
Passer du diable à l’homme pour soigner mes peines :
est-ce si sûr qu’il s’agisse bien d’une veine ?
Alcool millénaire à nourrir le malheur,
lithium même pas centenaire à contentionner nos terreurs.
Je ne sais pas qui, de l’homme et du diable, a la meilleure médecine.
Dans les deux cas, l’effet secondaire est de se retrouver à côté de la vie.
Sans amour et sans haine, c’est l’ennui qui me mine.
Trop d’amour, trop de haine… et j’explose en folie.
Pas si simple de choisir entre la folie et l’ennui.
La folie mène à la mort et l’ennui, c’est la non-vie.
On ne peut démêler ces nœuds de vipères qui m’emprisonnent :
c’est pour la musique d’une autre voie que mon cœur résonne.
En musique
Maquette « Marcher sur un fil », inspirée de deux textes : « Marcher sur un fil » et « Du diable à l’homme » : écouter sur YouTube. musique IA Texte de l’auteur ; musique et voix générées par intelligence artificielle, pour donner une idée de ce que ce poème pourrait devenir en chanson.
Première publication le 27/04/2019 sur poeme-france.com (texte n° 179203, où la date de mise en ligne et les commentaires de l’époque sont visibles) · copie Internet Archive.