VI · Un espace pour aimer et respirer

Emporté par le vent

Je regarde les collines se découper au loin.
Comme la houle, elles dessinent des vagues
Vertes sur le paysage, et une nageuse aqua-
Tique lève une jambe et puis l’autre, tac,
C’est une éolienne qui nous fait une blague.
Elle se fait femme pour séduire le vent marin.

Monstre océan, qui ne l’a jamais vu,
La fait tournoyer de ses anticyclones.
Il est sa force ; une pensée lui suffit
À entraîner la belle dans sa danse d’énergie,
Et elle absorbe son souffle comme l’anémone
Son eau : c’est l’amour d’un géant ému.

Oh, comme j’aime cette image :
Le monde communique sans message.
L’infini les attire, comme la passion
Nous fait et nous défait, nous les pions
D’un univers qui nous dépasse et nous guide.
Lâchant prise, on oublie nos raisons insipides.

Première publication le 04/07/2015 sur poeme-france.com (texte n° 164523, où la date de mise en ligne et les commentaires de l’époque sont visibles) · copie Internet Archive.