IV · Enfer, mais dans une poésie
Enfer, mais dans une poésie
Je n’ai pas envie de m’enfermer pour t’écrire.
Toi, lecteur, ne retire aucune gloire
de ces quelques vers que tu vas lire
allongé sur ton lit, bien au chaud, ce soir.
Je n’ai pas envie de m’enfermer pour t’écrire.
Ne crois pas que pour toi sont ces mots :
réveille-toi - le monde vaut
qu’on essaie d’y vivre.
Non, je n’ai pas envie de m’enfermer pour t’écrire.
C’est seulement que je cherche les clés
des portes qui mèneront ma psyché
vers l’amour, la vie, la découverte, le rire…
Et toi, que restes-tu enfermé pour me lire ?
Allongé sur ton lit, bien au chaud,
tu te prélasses dans mes mots -
des maux que je n’aurais pas dû vivre.
Et tu en vis de pareils, allongé pour me lire :
seul dans ton lit, bien au chaud,
tu cherches des clés pour sortir
de ce monde clos.
De ta petite vie, laisse-moi rire.
Ces portes fermées que tu vois autour de toi,
et dont les clés tu chercheras
toute ta vie, sont de toutes les illusions les pires.
Je vais te dire le seul moyen de vivre…
N’oublie pas que ces portes ne sont qu’une illusion !
Si tu les fermes, elles en deviennent même la pire.
Demain, ouvre les yeux ! Laisse aller tes passions !
« Et toi, que fais-tu à écrire…
maintenant que tu as trouvé la réponse :
les portes ne sont qu’une illusion. Eh bien, fonce ! »
Est-ce un doute ? Lecteur, tu dois rire…
Première publication le 20/04/2015 sur poeme-france.com (texte n° 162941, où la date de mise en ligne et les commentaires de l’époque sont visibles) · copie Internet Archive.