Savante indolence
Travail technique, complications calculatoires.
Vains efforts et mon âme finit en sacrifice.
Illusion de grandir l’océan des sciences :
Ma pierre apportée à l’édifice
Coule et c’est moi qui me noie.
Innocence perdue ou décadence ?
Vision d’effroi :
« Un adulte : un robot, un être humain amoindri.
Un travail contre la promesse du confort :
Illusion du bonheur, assurance de l’ennui,
Tu savoures le salaire d’un homme mort.
Animal humain, prends garde à toi ! »
Vent de liberté murmuré par mes démons :
« La vie est un jeu bien trop précieux
Pour le prendre au sérieux :
Ris aux éclats, respecte tes instincts et pulsions.
Famille et responsabilités,
Troque les contre plaisirs et passions égoïstes.
Déjoue les pièges de la vie
Et retrouve le souffle de l’envie !
Laisse donc respirer cet enfant un peu artiste
Qui n’a jamais eu la chance d’exister. »
Un homme ne saurait être complet,
S’il renie l’enfant qu’il a été.
Ce n’est pas revenir en arrière
Que de retrouver ses repères.
Première publication le 28/11/2014 sur poeme-france.com (texte n° 160713, où la date de mise en ligne et les commentaires de l’époque sont visibles) · copie Internet Archive.