L’Aube
L’aube caresse, l’aube me berce.
Le réveil grince, le réveil pince.
L’oiseau s’ébroue, la rosée danse,
et, sur les toits, un ciel s’élance.
Le soleil vient, frappe à ma porte,
prend un air docte ; la Lune fuit,
mais, malicieuse, la Lune rit,
d’un mot trop grand qu’on dit « destin ».
Un brouillard saigne, les arbres s’y baignent,
la pluie essaime : « Nature, je t’aime. »
Et moi, levé, je tiens ma chance :
un jour commence - simple cadence.
Première publication le 01/05/2015 sur poeme-france.com (texte n° 163151, où la date de mise en ligne et les commentaires de l’époque sont visibles) · copie Internet Archive.