Vide
Ces derniers jours, je ne suis même pas allé en cours. Je n’avais absolument pas envie de me lever. La solitude se ressent peut-être un peu moins dans les rêves. C’est d’ailleurs naturel : on a beau avoir tous les amis du monde, quand vient la nuit, on devient seul face à son imagination… Et, au petit matin, commence à naître l’envie de rejoindre les autres. C’est ce qui nous donne envie d’entrer dans la vie.
Quels autres ? Autant ne pas subir les effets de la solitude et rester seul dans son rêve. On n’est ni heureux ni triste ; on plane dans un monde de semi-vie où tout est flou. Ce n’est pas désagréable, mais c’est peu constructif.
J’ai envie de maîtriser un peu plus ma vie, de tracer ma route à travers le temps, de ne pas me laisser porter par le cours des choses… Mais je n’ai pas le courage de réussir.
Car j’ai besoin de quelqu’un pour croire en moi.
J’ai besoin de son odeur pour avoir envie de respirer.
J’ai besoin de son cœur pour faire battre le mien.
J’ai besoin de son corps pour que vive le mien.
J’ai besoin de son rire pour oublier…
J’ai besoin d’oublier qu’elle n’existe pas.
Première publication le 07/04/2015 sur poeme-france.com (texte n° 162634, où la date de mise en ligne et les commentaires de l’époque sont visibles) · copie Internet Archive.