V · Un chemin

Ma Muse Onirique

La vie nous fredonne sa musique.
C’est une pensée de passage,
Un simple paysage,
Qui n’est pas bien éthique.
Et le côté pratique
Vous dit que c’est statistique,
Que c’est avec des larmes
Et d’la sueur qu’on s’arme.
Mais le temps métronome
N’est pas bien économe.
Il s’écoule toujours,
Et la nuit, et le jour.
La vie, comme une musique,
A son côté magique.

Elle aime ceux qui chantent,
Entraîne ceux qui y dansent.
Mais tu ne l’écoutes pas,
Et tu ne suis sa voie.
Tu vas rater la fête
Pour des mathématiques,
Pour un curé éthique,
Tu vas jouer au bête.
Trimer pour la gagner
Sans jamais y rêver.
Tu es une fourmi,
T’as toujours des amis.
Si tu n’entends la musique,
Tu n’es pas mélomane.
Va pas faire un drame,
La rime fait son chic.

La frime fait son charme,
Mais c’est une cigale
À destinée fatale
Qui te montre son âme.
La vie est une douce musique,
Ou une musique tragique.
Parfois c’est la fanfare
Qui te guide comme un phare.
Des fausses notes tu pleures,
Tu voudrais t’enterrer,
Tu voudrais te cacher,
Ne plus entendre ses heurts.
Et les journées informatiques,
Et la morale des flics,
Que tu croyais navrantes,
Te semblent rassurantes.

La vie est une drôle de musique,
Une musique de fou
Qui nous met à genoux,
Mais amuse l’onirique.

En musique

Maquette chantée : écouter sur YouTube. musique IA Texte de l’auteur ; musique et voix générées par intelligence artificielle, pour donner une idée de ce que ce poème pourrait devenir en chanson.

Première publication le 25/06/2015 sur poeme-france.com (texte n° 164302, où la date de mise en ligne et les commentaires de l’époque sont visibles) · copie Internet Archive.