III · Marcher sur un fil

Pierrot le fou (écrit en HP)

Pierrot pleure ses larmes et l’horloge sonne.
Tic-tac : il est l’heure d’aller te coucher.
Tic-tac : il est l’heure d’oublier
le tragique de cette journée désespérée.

Pierrot pleure ses larmes et l’horloge éclate.
Le temps n’existe pas quand ton monde est liberté.
Mais quand la pendule te dit « travail » et « obéis »,
elle t’ouvre les portes d’un monde où plus personne ne jouit
de la vie, des rêves, de l’amour et de la sensible réalité.
Il ne reste que Pierrot le fou qui, du ridicule de ce monde,
se met à rire en toute hâte.

Première publication le 08/04/2015 sur poeme-france.com (texte n° 162665, où la date de mise en ligne et les commentaires de l’époque sont visibles) · copie Internet Archive.