Le Bonheur
Le meilleur et le pire,
J’ai tout pris dans la gueule.
Le Bonheur m’a sauvé,
Mais aussi humilié.
Le Bonheur m’a fait petit ;
Le malheur a ce prix.
J’aimerais tant le quitter.
J’en étais fasciné,
J’en faisais une vérité,
Car c’était ma réalité.
On ne peut vivre
Que dans son monde,
Et puis, même s’il est beau,
Et puis, même si, malgré
Les coups du sort,
Le noir te sauve,
Le noir te couvre,
Le noir te couve.
Au noir tu crois.
Le Bonheur est erreur.
Le Bonheur, tu en dors.
Le Bonheur est un leurre.
Première publication le 25/04/2015 sur poeme-france.com (texte n° 163042, où la date de mise en ligne et les commentaires de l’époque sont visibles) · copie Internet Archive.