Le Malheur
Le meilleur et le pire,
J’ai tout pris dans la gueule.
Le Malheur m’a brisé,
Et puis aussi humilié.
Le Malheur m’a grandi ;
Le Bonheur a ce prix.
J’aimerais tant le quitter.
J’en étais fasciné,
J’en faisais vérité,
Car c’était ma réalité.
On ne peut vivre
Que dans son monde.
Et puis, même s’il est laid,
Et puis, même si, malgré
Les coups du sort,
Le beau te sauve,
Le beau te couvre,
Le beau te couve.
Le beau tu vois,
Au beau tu crois.
Le malheur est sur Terre.
Le malheur, tu en meurs.
Le malheur est un leurre.
Première publication le 24/04/2015 sur poeme-france.com (texte n° 163020, où la date de mise en ligne et les commentaires de l’époque sont visibles) · copie Internet Archive.