Parenthèse ?
Île
sans j’aime,
amour las,
belle donzelle,
été de soleil.
L’âme joue pile/face.
Le cœur l’écoute, oscille.
Et la vague coule, déveine.
Ève qui s’ennuie du paradis
sauve notre couple de son dépit :
tout est perdu, tout à regagner aussi !
Un amour fort peut-il renaître de ses cendres ?
N’est-il pas grand d’être toujours des amis tendres ?
Est-elle si déçue qu’il faille tout rendre :
des souvenirs de nos bonheurs passés,
ou nos erreurs à jamais reniées -
un beau colis à petit prix !
Ciel, j’ai peur, seul dans mon lit,
elle partie, à terre.
Femme fée, laissée :
évaporée.
Ma jolie,
maudite,
erre.
Première publication le 11/08/2015 sur poeme-france.com (texte n° 165107, où la date de mise en ligne et les commentaires de l’époque sont visibles) · copie Internet Archive.